Vraiment pas besoin de guide pour ce trek... sauf si c'est uniquement pour faire travailler un Népalais. Un porteur ( pour 2 pers) peut être intéressant si vous n'avez pas l'habitude de porter un sac un peu lourd ( 10 à 12 kg) et vous en trouverez un assez facilement à Pokhara ce qui vous évitera des dépenses de bus ( pour lui) entre KTM et Pokhara. Prenez votre temps pour la traversée des villages Gurung de Gandruk Landruk et Chomrung, bon trek!
Quelques images ici :
et ici
Si vous souhaitez dépenser 2 fois plus prenez les services d'une agence ( elles se valent à peu près toutes) à Pokhara!
Attention toutefois, je conseille plutôt d'acheter la prestation de guidage/portage (la 2e partie si nécessaire) et de payer soi même les hébergements (100 rps) et la nourriture (200/300 rps/repas).
à Pokara je connais bien le Namaste Lodge dans le cartier Kahare presque au bout du lac ( pas loin du centre de méditation boudiste), où Keshab le jeune proprio fait aussi guide sur mesure et est une source fiable de renseignements...tu peux lui dire que c'est Maria Didi l'ama de Colin qui t'envoie!
http://www.ambafrance-np.org/Quelques-idees-sur-les-treks#avec-guide-porteur-7
Prendre un guide et/ou porteur est une excellente solution à condition d’engager votre guide par l’intermédiaire d’un Népalais ayant pignon sur rue, jamais vous-même directement.
Par ailleurs, soyez très clair avant le départ sur le salaire, les frais payés ou non, la longueur des étapes et la durée d’engagement. Si vous choisissez d’aller plus vite que prévu, il faudra tout de même payer le nombre de jours agréés au départ. Un pourboire est normal en sus si vous avez été content de ses services (environ 10%). Si vous allez haut, vérifiez personnellement avant de partir l’équipement de votre équipe népalaise : chaussures, vêtements, couchage, lunettes. Une assurance est obligatoire pour l’équipe népalaise : assurez-vous qu’ils l’ont bien, sinon vous serez responsable en cas d’accident.
Quelques treks faciles peu fréquentés.
Pokhara – Katmandou.
Un trek de colline pratiquement abandonné des touristes qui longe l’Himalaya. Des lodges, mais très locales. Guide recommandé car il y pléthore de chemins.
Autour de Jiri.
Aller en bus. Avec un guide local, en autonomie. Pas de touristes, itinéraires à la carte, possibilité d’aller jusqu’au Rollwalling.
Vallée de Gorkha.
Aller en bus. Grande vallée ouverte. On en sort par le nord, soit au niveau de Barpak, vers l’est, pour rejoindre le tour du Manaslu (facile), soit par le nord et une magnifique petite vallée suspendue hors du temps donnant aussi accès au tour du Manaslu, mais plus loin au nord, au niveau de la jonction des vallées est et ouest. Attention, cet itinéraire, techniquement sans difficulté, est par contre très délicat à trouver après Barpak : un guide local est recommandé. En autonomie après Barpak.
Le Tamang heritage trail.
Un petit tour dans les villages d’ethnie Tamang à l’entrée de la vallée du Langtang. Sympathique et peu fréquenté.
Quelques conseils (très) personnels.
- chaussures : sauf si vous prévoyez d’utiliser des crampons ou de marcher sur de la neige dure, qui justifient des chaussures rigides ou des coques plastiques, le moins est le mieux : restez légers ! Une paire de chaussures souples et imperméables multisports avec semelles vibram (ou au moins solides) est parfaite, même dans la neige, accompagnée d’une paire de guêtres ; au besoin, cousez une sangle supplémentaire sous la guêtre pour assurer une bonne liaison avec une chaussure basse. J’ai marché des jours dans la neige entre 4.000 et 5.000m comme cela sans avoir froid. Les grosses chaussures rigides sont lourdes et surtout vous empêchent d’attaquer les descentes souplement en utilisant la plante du pied et non le talon, ce qui se paye par des douleurs, voire des blessures, aux genoux. Personnellement, je considère que la protection des chevilles que procure une chaussure lourde ne vaut pas ses inconvénients.
- Matelas : les petits matelas gonflables de trek (type Thermarest) sont sans concurrent en termes de confort et d’isolation. Pensez tout de même au kit de réparation.
- Temps froid : les sous-vêtements thermiques sont irremplaçables. N’oubliez pas de vous couvrir la tête et de vous protéger rapidement du vent s’il-y-en a. La doudoune, même fine, apporte un supplément de confort et permet d’économiser sur le poids des autres vêtements. Une chaussette mouillé est froide, il faut donc en changer et les laver souvent : la rapidité de séchage est donc la caractéristique la plus importante. La légende voulant qu’il ne faut pas dormir habillé dans un sac en duvet est fausse : le port de sous-vêtements thermique apporte un plus. Les fibres naturelles sont désormais totalement surclassées par le synthétique technique. Attention tout de même au facteur « odeur » : vous n’aurez peut-être pas l’occasion de vous laver tous les jours et si certaines fibres ne sentent jamais, d’autres sentent très fort au bout de 24 heures.
- Pluie : le Népal est très peu venteux (sauf Jomoson) et un parapluie constitue sans doute la meilleure idée possible pour un trek durant la mousson. Les capes provoquent une telle condensation intérieure qu’on est tout de même mouillé. Quant au GoreTex ou équivalent, il est efficace en altitude, mais complètement débordé par la quantité d’humidité durant la mousson.
-Achats de matériel : vous trouverez à Katmandou des copies bon marché de tout ce dont vous pouvez avoir besoin en trek. Ces copies supportent mal l’usure mais sont parfaites pour les trekkeurs occasionnels qui disposent d’une journée pour les achats et d’un budget limité. On trouve aussi désormais de la bonne qualité, mais à des prix comparables aux prix européens.
- Sangsues : vivent durant la mousson en dessous de 3000m d’altitude. Aucune barrière de vêtements ne les arrête. Elles peuvent tomber des arbres ou des buissons comme venir du sol. Le tabac à chiquer en poudre que l’on trouve partout est très efficace en prévention. La sangsue en elle-même n’est ni douloureuse, ni dangereuse, mais désinfectez et protégez les morsures d’un pansement et surveillez de près une éventuelle infection secondaire.
- Montées : on monte avec ses poumons plus qu’avec ses jambes : en dessous de 4.500m, respirez par le nez uniquement ; si vous n’y arrivez pas, c’est que vous allez trop vite, ralentissez. Si vous devez vous arrêter tout les 50m, vous allez trop vite : ralentissez votre rythme, vous arriverez finalement plus rapidement et plus facilement en haut. Ne pensez pas à ce qu’il reste à faire, concentrez-vous sur le rythme. Posez le pied le plus à plat possible, le talon par terre : le mollet est un petit muscle qui fatigue vite, économisez-le.
- Descente : de la souplesse avant tout pour économiser vos genoux. Posez la plante du pied en première, pas le talon. Utilisez des bâtons. Anticipez le placement de vos pieds au moins deux pas en avance. Faites de petits pas. Ne visez jamais un espace en « V » entre deux pierres. N’hésitez jamais à faire des pas de côté pour profiter des meilleurs appuis. Descendez OU regardez le paysage, mais pas les deux à la fois. S’accrocher aux branches est le plus souvent une mauvaise idée : si c’est difficile, mieux vaut s’assoir et glisser. Les accidents sont facilités par la fatigue : faites des arrêts avant d’avoir les genoux qui tremblent. Sur les sols de glaise, attention aux mousses vertes microscopiques : elles glissent comme du verglas.
- Bâton de marche : une excellente idée.
- Philosophie de trek : en Europe, on va d’un point A à un point B où l’on se reposera. En trek, on vit sur le chemin, on mesure en heures et non en kilomètres et l’on regarde le temps passer sans se demander si le haut de la pente est encore loin. Profitez de l’instant, on arrive toujours. Il a toujours une dernière montée… et encore une autre derrière.
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